Retrouvez dans Ma feuille de route les démarches à effectuer et les organismes à contacter pour vous aider à monter votre projet !
Ma feuille de route
Ce document reprend les réponses de l'équipe de l'APCE à des questions posées par des porteurs de projets sur le site de France 5 emploi.
Où et comment s'informer sur la franchise ?
En consultant les nombreux sites, ouvrages, revues et formations consacrées au thème de la franchise.
Rapprochez-vous tout d'abord des organismes professionnels :
- FFF, Fédération Française de la Franchise
9 rue Alfred de Vigny - 75008 Paris - Tél. : 01 53 75 22 25 - www.franchise-fff.com
- IREF, Fédération des Réseaux Européens de Partenariat et de Franchise
15 bd Richard Lenoir - 75015 Paris - Tél. : 01 44 54 19 90 - www.franchise.iref.com
L'IREF regroupe tous types de réseaux de franchise, de partenariat et de distribution, des franchisés, des consultants. Il s'agit d'un carrefour de réflexion qui a créé un centre de formation.
- CIDEF, Centre d'information et de défense des franchisés
30 rue d'Astorg - 75008 Paris - Tél. : 01 40 06 95 15 - www.lecidef.com
- EFF, Fédération Européenne de la Franchise
boulevard de l'humanité 116/2 - B-1070- Bruxelles - Tél. : 322 520 16 07 - www.eff.franchise.com
- Observatoire de la franchise
20 rue Royale, 75017 Paris - www.observatoiredelafranchise.fr
Il s'agit d'une plate-forme de services et d'information sur la franchise.
En visitant les salons consacrés à la franchise et notamment le salon Franchise Expo, Paris expo, Porte de Versailles, tous les ans en mars. Organisateur : Reed expo - Tél. : 01 47 56 50 00 - www.franchiseparis.com.
Le prochain salon se tiendra du 23 au 26 mars 2007.
Par ailleurs, l'IREF organise chaque mois des petits-déjeuners débats.
En consultant les fiches, revues et ouvrages qui traitent de ce sujet :
- Fiche professionnelle "Devenir franchisé" APCE (COR 05)
- L'officiel de la franchise - www.franchiseonline.com
- Franchise Magazine, édité par la société Immobilier Commerce Franchise - Tél. : 01 46 69 11 33
- Ouvrages : Mieux connaître la franchise ; Le guide pratique de la Fédération française de la franchise ; Devenir franchisé ou lancer une franchise ; Le droit de la franchise, etc… Retrouvez leurs références sur le site de la FFF.
Les secteurs les plus porteurs : quels sont-ils ?
Les secteurs porteurs suivent l'activité économique dans son ensemble : ils changent donc souvent ! Pour repérer les créneaux porteurs, il faut lire la presse, très abondante sur ce sujet, visiter le salon de la franchise et assister aux conférences.
Le candidat à la franchise doit aussi surveiller les créations nettes dans un réseau, le nombre d'ouvertures de nouveaux magasins, pouvant être inférieur au nombre de fermetures…
Rappelons enfin qu'il existe deux grands types de franchises :
- Les franchises de distribution de produits/commerce de détail, qui représentaient environ 450 réseaux en 2006,
- les franchises de services (auto, bâtiment, nettoyage, service aux personnes ou aux entreprises), qui comptent environ 480 réseaux en 2006.
Les franchiseurs dans le "diagnostic bâtiment", un créneau porteur ?
Sans doute, mais attention, il s'agit de métiers réglementés très sensibles nécessitant des compétences pointues et se caractérisant par une responsabilité pénale très forte (notamment en matière de dépistage d'amiante et de plomb).
Cela engendre des difficultés parfois importantes pour trouver un assureur. La création en franchise présente donc certains atouts :
- par son caractère rassurant : le franchiseur disposant généralement d'un service technique qui définit les procédés d'intervention,
- par l'acquisition d'un savoir-faire : le franchisé bénéficie d'une formation de plusieurs mois,
- par une formation sur les aspectes pratiques et théoriques du métier, apportée par le franchiseur,
- par la possibilité de bénéficier d'une assurance professionnelle groupe,
- par l'accès à un service de veille réglementaire et d'interprétation des lois.
Quelles sont les sources d'information les plus objectives ?
En dehors des organismes cités ci-dessus… les franchisés eux-mêmes ! Il ne faut pas hésiter à les rencontrer pour vérifier l'exactitude des informations recueillies auprès des franchiseurs.
Le marché de la franchise à l'international
Où se renseigner sur les spécificités des franchises européennes ?
Plusieurs solutions existent pour développer un réseau étranger en France ou inversement :
- La master-franchise qui consiste à céder à un partenaire local le droit de développer une enseigne sur un territoire déterminé par contrat, en laissant au master la possibilité d'adapter le concept aux spécificités du pays. Les royalties sont généralement partagées entre la maison-mère et le master, ce qui augmente parfois leur coût pour le franchisé.
- La franchise directe qui consiste à traiter avec chaque franchisé à partir du siège situé à l'étranger.
- La création d'une filiale ou d'une succursale.
On trouve de nombreuses informations sur ce thème :
- dans les sites dédiés à la franchise :
Par exemple, le site de la Fédération française de la franchise indique, dans son annuaire, les pays d'implantation des réseaux. Il contient également une rubrique "Espace international" permettant d'obtenir les coordonnées des fédérations étrangères dans le monde.
Le site de l'Observatoire de la franchise comporte également une rubrique "International" s'adressant aux franchiseurs souhaitant s'implanter dans un pays étranger (Belgique, Suisse, Maroc, Roumanie, Etats-Unis).
A signaler également : le site du réseau Franchise Europe , sur lequel on retrouve un recensement des franchises étrangères classées par pays, par catégories ou par ordre alphabétique, ainsi que le Top 500 des "meilleures opportunités de franchise françaises, allemandes, italiennes, espagnoles, britanniques et américaines".
- auprès des missions économiques : www.commerce-exterieur.gouv.fr
- auprès d'Ubifrance
- auprès du Mapic (Marché international professionnel de l'implantation commerciale et de la distribution)
Quelle précaution faut-il prévoir ?
Les précaution générales à prendre sont les suivantes :
- vérifier, si possible avec l'aide d'un conseil, que le réseau national permet un développement à l'étranger,
- réaliser une étude de marché, car le concept ne marchera pas forcément dans le pays cible,
- maîtriser la langue du franchiseur et les pratiques commerciales du pays d'origine de la franchise,
- étudier la réglementation du pays dans le secteur d'activité concerné.
Concernant les précaution juridiques à prendre, dans le cas de l'implantation d'un réseau étranger en France, il est conseillé :
- de faire relire le contrat par un juriste français,
- d'exiger la présence d'une clause qui implique que le franchiseur étranger se porte garant des engagements de son master-franchisé. C'est indispensable en cas de défaillance de ce dernier,
- de penser à une clause prévoyant un arbitrage si possible en France ou le règlement des litiges éventuels devant la justice française, en précisant le tribunal concerné avec le nom de la ville. En effet la première référence, en cas de conflit est le contrat. C'est aux parties de déterminer la juridiction et donc la loi applicable et le franchiseur aura naturellement tendance à choisir celle qui lui est le plus favorable…
Quels sont les nouveaux territoires à prospecter ?
La franchise française accomplit de belles performances à l'international. Environ une enseigne de franchise sur trois exporte son savoir-faire, ses produits et parfois même son « savoir-franchiser » ; certaines franchises bénéficient ainsi de l'Aura de la France pour explorer de nouveaux territoires hors de nos frontières (La brioche Dorée au Maroc, Yves Rocher dans toute l'Europe, La Boucherie en Moldavie, en Russie, La Compagnie des petits en Tunisie, Jeff de Bruges Martial au moyen Orient, etc.).
D'une façon générale, la franchise se développe dans les « PECO », Pays d'Europe centrale et orientale.
A noter : le dynamisme de l'économie espagnole, qui draine également certaines enseignes (Beauty Sucess, Cuisine plus, Eléphant Bleu…). Enfin, au 21ème siècle, deux grands marchés s'ouvrent à nous : la Chine et l'Inde.
Les règles juridiques
Le lien avec le franchiseur : sa durée est-elle toujours la même ?
Le contrat de franchise obéit, pour l'essentiel, au droit commun des contrats commerciaux, aux règles dégagées par la jurisprudence ainsi qu'à certains textes de droit européen et de droit de la concurrence. Sa forme et son contenu sont en principe librement fixés par les 2 parties, mais en pratique, la rédaction du contrat échappe presque totalement au franchisé. C'est pourquoi il est vivement conseillé de recourir à un professionnel pour procéder à l'examen du projet de contrat élaboré par le franchiseur.
Concernant la durée, elle toujours déterminée.
Ce qui est important, c'est de vérifier si elle est suffisamment longue pour que le franchisé puisse amortir complètement ses investissements. Par "investissements", il faut entendre les investissements spécifiques à la création et à l'exploitation du point de vente.
Généralement, la durée est fixée entre 3 et 7 ans. Elle peut atteindre 15 ans et plus dans des franchises "lourdes", comme l'hôtellerie par exemple.
Les conditions relatives au renouvellement de la franchise sont prévues dans le contrat.
Quelles sont les possibilités de sortie ? Que se passe-t-il au terme du contrat ?
Tout dépend de ce qui a été prévu à l'origine. Les conditions relatives à la durée et au renouvellement sont indiquées dans le contrat. Certains prévoient une clause de tacite reconduction, d'autres prévoient une expiration automatique, assortie d'une obligation de se concerter, avant l'expiration, pour étudier l'éventuelle poursuite du contrat, chaque partie demeurant libre d'y mettre fin, sans avoir d'indemnités à verser à l'autre partie. Les conditions d'écoulement (ou de reprise par le franchiseur) des stocks sont également prévues dans le contrat.
Les droits d'entrée et montant des royalties sont-ils négociables ?
En contrepartie de l'enseigne, du savoir-faire transmis et de l'ensemble des prestations fournies par le franchiseur, le franchisé doit, le plus souvent, acquitter :
- une redevance initiale forfaitaire : droit d'entrée pour adhérer au réseau augmenté du coût des services fournis par le franchiseur préalablement et à l'occasion de l'ouverture du magasin. Son montant varie en fonction de la notoriété de la franchise. Il est souvent faible pour les premiers franchisés. Son montant moyen : 12 200 euros.
- des "royalties" (redevances proportionnelles), qui rémunèrent les actions d'animation et de développement du réseau, la formation continue du franchisé, l'assistance en matière de gestion et de commercialisation, la logistique, etc… Elles sont généralement calculées en pourcentage du CA : Montant moyen : 5 % du CA.
- des redevances publicitaires : sommes versées au franchiseur et affectées au budget publicitaire de l'enseigne (généralement un % du C.A du franchisé...). Montant moyen : 2% à 3 % du CA.
La marge de négociation est très faible, voire nulle s'agissant d'une franchise à forte notoriété…
Quelle différence avec la licence de marque ?
La franchise est un système de commercialisation de produits, services ou technologies reposant sur une étroite collaboration entre deux entreprises juridiquement et financièrement indépendantes l'une de l'autre : le franchiseur et le franchisé.
Moyennant une contribution financière, une entreprise (le franchisé) acquiert auprès d'une autre entreprise (le franchiseur) :
- le droit d'utiliser son enseigne et/ou sa marque, son savoir-faire,
- le droit de commercialiser ses produits ou services, conformément aux directives prévues dans le contrat, tout en bénéficiant d'une assistance commerciale ou technique.
Le franchiseur reste propriétaire de la marque et du savoir-faire. Il est rémunéré par le franchisé au moyen d'un droit d'entrée, de redevances ou royalties ou de marges sur les produits.
C'est donc un contrat beaucoup plus large que la licence de marque, qui se limite au droit d'utiliser une marque.
Le profil des franchisés
La franchise peut-elle être une solution pour rebondir dans sa vie professionnelle ?
La création d'une entreprise en général peut représenter une excellente opportunité pour rebondir dans sa vie professionnelle. La franchise présente l'avantage d'être plus sécurisante pour l'entrepreneur. En effet, s'orienter vers une franchise revêt plusieurs avantages :
- le concept est déjà mis au point et testé par d'autres,
- le nom commercial du produit ou du service est généralement déjà connu des clients potentiels,
- le franchiseur accompagnera les pas de nouveau franchisé et lui évitera de commettre un certain nombre d'erreurs.
Mais comme tout projet d'entreprise, il doit consacrer le temps nécessaire à l'établissement de son projet personnel de créateur. C'est un gage de réussite.
Choisir de créer en franchise ne se résume pas à un choix de biens et de services à commercialiser, c'est aussi le choix d'un mode de vie particulier, qui doit être en cohérence avec les exigences du projet. Vérifier cette cohérence suppose :
- de définir son projet personnel : motivations, contraintes familiales et objectifs personnels
- d'analyser les contraintes et exigences inhérentes au projet et de s'assurer qu'elles peuvent être surmontées,
- de vérifier qu'ils n'y a pas de contradictions et d'évaluer les écarts et les actions correctrices à mener.
Existe-t-il un profil type ?
De par son concept, la franchise s'adresse à des personnes :
- qui possèdent une fibre commerciale forte,
- qui sont, cependant, en mesure d'accepter les règles de fonctionnement imposées par le franchiseur (elles ne doivent donc pas faire preuve d'une volonté d'indépendance exacerbée…),
- qui ont « l'esprit de réseau »,
- qui détiennent des fonds propres suffisants,
- qui acceptent de travailler beaucoup pour une rémunération en général assez faible au démarrage.
Une expérience dans la conduite d'une entreprise ou du moins une bonne connaissance de son environnement est naturellement un atout important.
D'après la Fédération française de la franchise, le profil type est le suivant :
- des hommes dans 65 % des cas,
- âgés en moyenne de 43 ans,
- ayant une formation supérieure bac à bac + 5.
Une formation est-elle toujours offerte par le franchiseur ?
93 % des franchiseurs fournissent une formation initiale de 65 jours en moyenne à leurs franchisés (source Banque Populaire - FFF 2006). En effet, le franchiseur a mis au point un concept et il souhaite que celui-ci soit totalement respecté. Pour cela, il doit transmettre une culture et une connaissance.
Il existe par ailleurs des formations continues dans la plupart des réseaux.
Précisons que les formations initiales étant plus souvent liées aux produits et services qu'à la gestion d'entreprise, il est recommandé d'envisager une des formations proposées localement pour les créateurs d'entreprise, qui sont également adaptées aux franchisés.
Comment séduire le franchiseur et le convaincre de sélectionner sa candidature ?
En démontrant sa motivation et en préparant un dossier comprenant des éléments sur
- son parcours,
- ses diplômes et aptitudes professionnelles,
- ses motivations et objectifs personnels,
- ses points forts,
- sa capacité financière…
Ce dossier de présentation doit être compréhensible. Il faut donc éviter les redites, les dilutions. Le propos doit être limpide, ramassé, référencé et minutieux. C'est pourquoi, pour ne pas alourdir le dossier, il est préférable de rassembler, dans un autre dossier, les annexes, qui jouent le rôle de « pièces à conviction ».
Il faut savoir que les franchiseurs utilisent des méthodes de recrutement qui s'apparente à celles utilisées pour le recrutement de salariés… parfois même, en confiant cette mission à des cabinets spécialisés.
Le caractère "sécuritaire" de la franchise
On présente la franchise comme de l'entreprenariat guidé, avec un filet. Est-ce le reflet de la réalité ?
Effectivement, la franchise permet tout d'abord un démarrage sécurisé et une montée en puissance rapide de l'entreprise, dans la mesure où l'adhérent reprend un concept qui a déjà été testé de façon probante. Elle évite notamment au créateur d'avancer des frais de recherche, de développement, d'étude de faisabilité de son projet... et lui fait bénéficier instantanément de la notoriété d'une marque connue.
Elle constitue par ailleurs un système de "réitération de la réussite". Le créateur profite du savoir-faire du franchiseur au démarrage, puis d'une assistance permanente tout au long de son exploitation, le franchiseur étant constamment à l'écoute de la demande de la clientèle, des nouveaux systèmes de gestion, de promotion...
Quels sont les risques, les inconvénients, les difficultés pour le franchisé ?
En contrepartie de ces avantages, la formule de la franchise présente certaines contraintes.
Elle porte notamment atteinte au désir d'indépendance totale qui anime l'esprit de nombreux créateurs d'entreprises. Il faut avoir l'esprit de réseau, le sens des la responsabilité collective, car la base du succès, c'est la confiance entre franchisé et franchiseur, qui agissent en tandem.
Elle nécessite, par ailleurs, un investissement financier de départ généralement plus fort que dans le cadre de projets "classiques", le franchiseur imposant bien souvent au créateur un certain nombre d'aménagements spécifiques.
La phase d'élaboration du bilan personnel du créateur est donc déterminante dans le succès d'un projet en franchise. L'analyse de ses attentes et de ses contraintes personnelles justifiera de poursuivre son étude dans ce sens ou de modifier ses projets.
L'adhésion à un réseau très récent peut comporter, par ailleurs, le risque de s'engager dans un concept qui n'a pas encore suffisamment été éprouvé.
Enfin, des situations conflictuelles entre franchiseurs et franchisés peuvent naturellement se produire, mais elles demeurent assez rares. Dans l'absolu un dépôt de bilan du franchiseur peut également se produire comme ce fut le cas il n'y a pas longtemps avec la master franchise française Cash Converters…
Quels sont les pièges à éviter ? De quelle marge de manœuvre dispose-t-on ?
Certains franchiseurs ont tendance à présenter des perspectives d'exploitation idéalisées : il convient de garder un œil très critique sur les comptes-type qui sont présentés par le franchiseur et de considérer que seule une bonne étude de marché doit permettre de déterminer son chiffre d'affaires prévisionnel en fonction de l'emplacement qui sera retenu.
Il faut également rester vigilant quant à l'exclusivité géographique qui est concédée par le franchiseur et quant aux pratiques de celui-ci pour concurrencer le franchisé (vente en direct, voire vente en grande surface…) sans oublier de prendre garde, dans le contrat, de ne pas être totalement muselé par le franchiseur pour ce type d'activité, y compris une fois sorti de la franchise.
Décembre 2006