Faire le bilan de sa capacité d'investissement, c'est faire l'inventaire des sommes dont on dispose immédiatement ou à terme pour financer :
l'achat de l'entreprise : même lorsque l'on recourt à un emprunt bancaire, une mise de fonds propres s'impose,
les frais annexes : frais de prospection et de déplacements, coût des intermédiaires, honoraires des conseils (expert comptable, avocat, notaire, ...), formation, étude de marché éventuelle, etc. Ces frais représentent souvent une somme de l'ordre de 20 000 euros,
le renforcement de la trésorerie de l'entreprise après son acquisition : le plan de reprise peut prévoir un développement de l'entreprise, des investissements dans l'outil de production ou la communication, notamment en cas de reprise d'entreprise en difficulté, mais pas uniquement..
Ces besoins de financement doivent être identifiés et couverts par avance, au moins partiellement par des fonds propres apportés par le repreneur.
Il convient de distinguer :
les ressources immédiatement disponibles,
les moyens utilisables dans trois mois, six mois, ...
et les biens pouvant servir de garantie à un emprunt... avec l'accord de la famille !
Budget de la reprise | Moyens mobilisables |
|
|
Capacité d'investissement du repreneur
| Capitaux disponibles | Capitaux disponibles |
|
|
|
Total |
A propos de garanties : Un entrepreneur individuel peut protéger son habitation principale des poursuites de créanciers professionnels en effectuant une déclaration d'insaisissabilité de son habitation principale devant notaire.
Il peut également, depuis le 1er janvier 2011 opter pour le statut d'Entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) qui lui permet limiter l'étendue de sa responsabilité en constituant un patrimoine d'affectation, dédié à son activité professionnelle.